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Lou Boulet Rouge
Teissier, Léon (1883-1981)

Journal de guerre réalisé par Léon Teissier (1883-1981), manuscrit et ronéotypé (sauf le n. 22, 1922 qui est imprimé) , Lou Boulet Rouge compte une vingtaine de numéros imprimés entre 1917 et 1922. Son titre fait référence aux vers de Frédéric Mistral dans Calendau : “Lengo d’amour, (…) T’apararen à boulet rouge / Car es tu la patrio e tu la liberta !” “Langue d’amour (...) Nous te défendrons à boulets rouges / car c’est toi la patrie et toi la liberté !”(Le vers complet est reproduit en épigraphe du n°3, 1917).

Note de contenu

Ce journal publie principalement des lettres et donne des nouvelles des soldats félibres. Il contient également quelques compte-rendus de publications félibréennes. Léon Teissier, disciple de Pierre Dévoluy, fait partie des félibres qui souhaitent réformer l’organisation du félibrige. Il exprime librement ses opinions dans le journal.

Exemplaires conservés :
CIRDÒC (Béziers), fonds Jouveau [JOU 19-6] : n.3, 1917-n.19, 1919 (lac. n.9, n.11, n.14) ; fonds du Collège d'Occitanie [CO-P 11] : n.22, 192

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Armana prouvençau
Mistral, Frédéric (1830-1914). Directeur de publication
Aubanel, Théodore (1829-1886). Directeur de publication
Roumanille, Joseph (1818-1891). Directeur de publication
Félibrige. Éditeur scientifique
C'est en novembre 1854, quelques mois seulement après la création du Félibrige, que paraît le premier Armana prouvençau (1855). Entièrement rédigé en provençal, cet almanach est un outil didactique qui va permettre au Félibrige de s'adresser directement au peuple et plus particulièrement au peuple des campagnes. Il est, selon la formule de Mistral "bèn-vengu di païsan, gousta pèr li patrioto, estima pèr li letru, recerca pèr li artisto/bienvenu des paysans, goûté par les patriotes, estimé par les lettrés, recherché par les artistes" (Memòri e raconte, chap. XIII).
Chaque fascicule énonce les prochaines manifestations, les fêtes, mais aussi et surtout contient l'histoire de la Provence, afin d'instruire tous les provençaux de leur passé et de les initier à la littérature provençale. Les textes sont courts, la prose y occupe une large place ainsi que les textes humoristiques. Les articles sont souvent signés de pseudonymes (escais) et certains sont des pseudonymes collectifs comme le « Felibre Calu » et le « Cascarelet ».
Les textes écrits par Frédéric Mistral dans l'Armana prouvençau ont été regroupés et publiés en trois volumes, avec une traduction française de Pierre Devoluy, de 1926 à 1930,  Proso d'armana, Nouvello proso d'armana et Darriero proso d'armana.
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Les Feuillets occitans
Cros-Mayrevieille, Fernand

Fernand Cros-Mayrevieille (1882-1939), petit-fils de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille (1810-1876) considéré comme le « sauveteur de la Cité de Carcassonne », est à l'initiative, en 1925, d'une nouvelle association, « Le Groupe occitan », domicilée à Paris, qui se dote immédiatement d'une revue, Les Feuillets occitans, Languedoc, Roussillon, Pays d'Oc.

Le Groupe occitan, intégré à la Fédération Régionaliste Française, créée par Jean Charles-Brun (1870-1946), est un mouvement régionaliste qui ne s'inscrit pas dans des perspectives autonomistes, mais qui traduit une soif de reconnaissance de la part des provinces et une volonté d'affirmer leur identité et leur richesse.

La revue sera publiée, sans périodicité rigoureuse, de juillet 1925 à décembre 1927, soit 13 fascicules, toujours sous la direction de Fernand Cros-Mayrevieille

Contenu

Les productions intellectuelles et artistiques du Languedoc et du Roussillon sont mises en valeur avec les rubriques « Lettres françaises », « Lettres occitanes » et « Beaux-arts », mais la revue met aussi en évidence les richesses économiques méridionales dans une section « Mouvement économique occitan » tout en privilégiant une approche touristique. La revue déclare vouloir constituer un « inventaire des ressources intellectuelles et économiques » des pays d'Oc.

La question de la langue est au centre des préoccupations du mouvement. Le premier numéro, en 1925, s'ouvre sur un article intitulé Le problème occitan qui expose les raisons et les moyens d'agir en faveur de la restauration de la langue et de la littérature occitanes. Cet article est le point de départ d'une enquête,  les réponses aux trois questions posées seront publiées dans les numéros suivants. Parmi les nombreux auteurs occitans qui vont écrire dans la revue de 1925 à 1927 on peut noter Prosper Estieu, Paul Albarel, Joseph Salvat, Antonin Perbosc.

Les collaborateurs, réguliers ou occasionnels, de la revue sont en grande majorité des auteurs audois, on peut citer parmi les plus connus Paul Sentenac, qui signe la chronique artistique, Prosper Montagné, auteur d'un numéro spécial sur la gastronomie mériodionale, Joseph Delteil, Jean Lebrau , François-Paul Alibert et enfin les dissinateurs Achille et Auguste Rouquet, auteurs des gravures sur bois qui illustrent tous les numéros.

Organe du Groupe Occitan, rassemblement d'artistes, d'écrivains et de militants régionalistes originaires des provinces méridionales Les Feuillets occitans parurent en deux séries : de juillet 1925 à décembre 1926, soit 8 fascicules, puis de mars à décembre 1927, soit 5 fascicules. 

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L'Alauza d'Auvernha
Gilbert, Henri (1874-1955)
Organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates de Paris, L'Alauza d'Auvernha, journal mensuel puis bimestriel, est publié de 1928 à 1955 sous la direction d'Henri Gilbert (1874-1955). En octobre 1934 il devient "Organe de la Fédération régionaliste auvergnate et vellave". La publication, interrompue par la guerre en juillet 1939,  reprend de 1942 à 1955. Le journal donne, dans chacun de ses numéros, des études locales et des oeuvres littéraires, en français et en auvergnat.

Histoire éditoriale

A partir de janvier 1939 le journal paraît en deux éditions : L'Alauza d'Auvernha pour la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme,  le Cantal et Reviscol pour la Haute-Guyenne, le Rouergue, l'Albigeois, le Quercy. C'est la question de la graphie qui est à l'origine cette scission. L'Alauza d'Auvernha emploie une graphie qualifiée de "rationnelle" proche de celle de l'Escòla Occitana, Reviscol, sous la direction de Pierre Miremont, opte pour la graphie mistralienne.
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Lo Cobreto
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Organe de presse de  l'Escolo oubergnato, école félibréenne, Lo Cobreto paraît de 1895 à 1900 sous la direction d'Arsène Vermenouze (1850-1910). Le journal tire son nom de la cabrette (cabreta en occitan), instrument de musique traditionnel auvergnat. Le premier numéro de ce mensuel est publié le 7 janvier 1895 avec le concours de L'Auvergnat de Paris qui abonne d'office 6000 de ses lecteurs. Journal populaire et de qualité littéraire, il est devenu l'emblème de la renaissance des lettres d'oc en Auvergne. Le journal publie des textes en français et en occitan. Parmi les premiers collaborateurs on peut citer Pierre Géraud (1842-1922) et Louis Géraud (1852-1917), Francis Courchinoux (1859-1902), Jean-Félicien Court (1867-1954) et le Duc de la Salle de Rochemaure (1856-1915). Les illustrations sont d'Edouard Marty (1851-1913).

À la fin de l'année 1900, Lo Cobreto cesse de paraître, elle ne renaîtra  qu'en 1920 sous la direction d'Etienne Marcenac et de Louis Delhostal (1877-1933). Cette 2ème série paraitra jusqu'en 1939.
Après une interruption pendant la guerre, la publication reprend de 1947 à 1948. Enfin une nouvelle série voit le jour à partir de 1958.

La question de la graphie

Dans la première série les textes publiés dans Lo Cobreto sont tous en graphie phonétique.
En 1908 Arsène Vermenouze fait appel à Raymond Four, qui travaille depuis quelques années sur une écriture plus rationnelle du dialecte d'Aurillac,  pour publier son recueil Jous la cluchado en double graphie. La nouvelle école, à partir de 1920, a pour projet de fixer l'orthographe du dialecte. Louis Delhostal introduit dans la publication des textes en double graphie pour commencer à habituer le public à la lecture de la nouvelle graphie. Il essaie même à partir de 1923 une graphie intermédiaire. Mais certains félibres craignent que la revue ne souffre d'une écriture plus savante. Le conflit éclate en mars 1924 entre les partisans de la graphie phonétique et Louis Delhostal, devenu Majoral. Celui-ci est exclu du journal et la graphie reste inchangée. Il faudra attendre 1976 pour que Lo Cobreto devienne La Cabreta.
Photo de Pierre Rapeau lors d'une visite de ses peintures
Lé Gril
Visner, Gabriel (1846-1909)
Lé Gril : gazetto senmanalo dé la léngo patouèso paraît pour la première fois en février 1891 à Toulouse sous la direction de Gabriel Visner, pseudonyme de Gaston Sirven (1846-1909). Son principal collaborateur est Auguste Fourès (1848-1891). Le journal s'adresse à un public populaire et connaît rapidement un grand succès, en juin 1891 le tirage atteint 10 000 exemplaires. En plus des chroniques sur la vie toulousaine, le théâtre, la politique, on y trouve des contes, des poèmes, un feuilleton et des histoires humoristiques.
Tous les textes publiés sont en occitan et le journal n'impose aucune règle de graphie aux auteurs. A partir de 1896 quelques textes sont en français et apparait le sous-titre Le Grillon de Toulouse.
D'abord hebdomadaire, le journal devient bimensuel en avril 1894. En juin 1898 il fusionne avec la Terro d'Oc. Le 1er octobre 1900 une nouvelle série voit le jour et va s'interrompre en janvier 1901. Une troisième et dernière série paraît  de juin à août 1907.
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Era Bouts dera mountanho
Escòlo deras Pirenéos
Sarrieu, Bernard (1875-1935)
Era Bouts dera mountanho (La Voix de la montagne) est la revue de l'Escòlo deras Pirenéos, l'école felibréenne des Pyrénées créée en 1904 à Saint-Gaudens par Bernard Sarrieu (1875-1935).

Le premier numéro de la revue Era Bouts paraît en 1905. Elle est d'abord bimestrielle puis mensuelle à partir du n° 3 de 1906. Sa devise est : "Toustém Gascous !". Les articles, majoritairement rédigés en gascon, sont des études sur la langue, des textes littéraires et des comptes-rendus des activités de l'association. Tous les dialectes des régions pyrénéennes y sont représentés.
A partir de 1925 la revue sera dirigée par Raymond Lizop (1879-1969), puis en 1955 par Jules Ponsolle (1902-1998) et Yvonne Ponsolle (1914-1997). Le dernier numéro paraîtra en 1992.
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Lou delubre
Provence, Marcel (1892-1951) Directeur de publication

Journal créé au cours de la Première guerre mondiale, publié à Aix par Marcel Provence (1892-1951) entre juin 1915 et mai 1916 (parution de 4 numéros), Lo Delubre : Santo Ventùri doit son titre à un monument emblématique de l’histoire de la Provence. Lou Delubre est en effet un monument dressé par le général Marius (157-86 av. J.C.) au pied de la Montagne Sainte-Victoire à la mémoire des soldats romains ayant vaincus les barbares germains.

Note de contenu


Le bulletin se veut un lien entre les félibres du front et ceux restés à l’arrière. Chaque numéro débute par la liste des félibres “morts pour la patrie”, suivie d’une lettre du capoulié (ou d’un membre important du félibrige) en soutien à la cause félibréenne sur le front. Il est complété par les actualités liées au félibrige, et parfois par des discutions et débats autour de celui-ci.
Le journal bien que relatant principalement l'événementiel n’en demeure pas moins patriotique et n’oublie jamais de saluer et soutenir la “Grande Patrie”.

Exemplaires conservés

  • CIRDÒC (Béziers)
    Cote : AG
    État des collections : n.1, 1915 -n.4, 1916
  • BnF (Paris)
    Cote : FOL- LC6- 641
    État des collections : n°1,1915-n°4, 1916
  • Bibliothèque Centrale de Toulon
    Cote : 30182
    État des collections : n°1,1915-n°4, 1916
  • Bibliothèque d’Études et du Patrimoine (Toulouse)
    Cote : P4137
    État des collections : n°1,1915-n°4, 1916
  • Bibliothèque de l’Alcazar (Marseille)
    État des collections : n°1, 1915-n°4, 1916
  • Médiathèque Emile-Zola (Montpellier)
    État des collections : n°1, juin 1915-n°2, novembre 1915
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L'Echo des Gourbis
Lafforgue, Jules (18..-1947)
Malzac, Franc
Cazes, Jean

L'Écho des Gourbis, « journal antipériodique des tranchées et boyaux », comme le dit son sous-titre, est “l'organe des troglodytes du front”. Rédigé par des membres de régiments du Quercy et de Gascogne, il publie d'amusants échos, des anecdotes plus ou moins authentiques, des articles, le tout sur un ton généralement humoristique. Le journal publie parfois des chants occitan, chaque numéro est agrémenté d’un livre d'or rempli par ses rédacteurs.

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L'Echo du boqueteau

Publication des félibres de l'Escolo dóu Boumbardamen créée dans les tranchées de Remières, l’Echo du Boqueteau paraît dès 1915. Sortent d’abord trois numéros intitulés l’Echo de Remières qui cèderont la place à l’Echo du boqueteau. Sur l’année 1915 ce sont 45 numéros de cette revue bilingue (français/occitan) qui seront édités. En mars 1916, à la suite de la création d’une édition provençale L’Echo du boqueteau cesse d’être bilingue mais continue à publier de temps à autre des textes en occitan. Cette parution continuera tout au long de la guerre, sous trois formes à partir de 1917 : édition française, édition provençale et édition vellave avec plus de 300 numéros.

Voir aussi Buletin de l'Escolo dóu Boumbardamen et L'Ecò dóu bousquetoun

Exemplaires conservés

CIRDÒC (Béziers), fonds Jouveau [JOU 19-2] : n.13, 1917-n.14, 1917 ; BnF [4-LC6-281 (A)] : janv.-déc. 1916 [II, n° 1-2, 8-18, 23, 26-27, 29, 32, 36, 38, 41, 43, 59], janv.-oct. 1917 [III, n° 1-5, 7-9, 15-22, 24, 26-31, 33-36, 38-46 ; BnF Arsenal [RESERVE 4- JO- 12707 (16)] : n° 21 (23 avr. 1917) ; Bibliothèque du Puy-en-Velay [4164] : t. 1917 [III, n° 1-5, 7-9, 15-22, 24, 26-31, 33-36, 38-46] ; BM Besançon [PER.2880] : Depuis n°28 (oct1915); n°38 (mai 1916); N°54 (dec 1917 no. 28 (oct-1915) ; no. 38 (mai-1916) ; no. 54 (dec-1917) no. 28 (oct-1915) ; no. 38 (mai-1916) ; no. 54 (dec-1917) ; BM Clermont-Ferrand [A 65486] : Depuis 1917 jusqu'en 1918 [Certains exemplaires ne sont ni datés ni numérotés] ; BDCI Paris [FP RES 50] : Depuis vol.2 n°17 (1916) jusqu'au vol.4 n°12 (1918) [Lacunes vol. 2 no.17 (1916) - vol. 4 no. 12 (1918) [Lacunes]


Bibliographie

Boudon-Lasherme, Albert. Un journal de tranchée : l’Echo du boqueteau. Le Puy : Impr. des Félibres, 1919. [CIRDÒC : JOU C 308]

Charpentier, André, Feuilles bleu horizon : le livre d'or des journaux du front : 1914-1918. Paris. Impr. de Vaugirard, 1935

sur 7